Salut
Dans l’usine, l’ambiance ressentie lors de la reprise du travail vendredi 28 octobre s’est confirmée mercredi 2 novembre et aujourd’hui : la forte solidarité qui s’est instaurée entre les grévistes au fil des 8 semaines de grève est bien présente et perceptible. Nous ne sommes pas les seuls à la ressentir : l’encadrement se tient sur une réserve prudente. Pour une fois, il n’a pas tort !
Le tribunal de Commerce de Nanterre, saisi mercredi par l’administratrice a refusé de passer du redressement judiciaire à la liquidation. C’était la position des élus du CE extraordinaire qui avait eu lieu le matin même. La liquidation nous aurait mis sous la menace d’une fermeture pure et simple dans un délai de un ou deux mois à défaut de repreneur.
Dans l’attente d’une nouvelle convocation pour le 16 novembre prochain au tribunal de Nanterre, nous disposons donc d’un délai de 6 mois pour espérer voir un repreneur se manifester. Il y a bien sûr de l’incertitude, mais nous comptons sur la salutaire trouille que notre grève a inspirée aux pouvoirs publics pour les inciter à ne pas relâcher leur mobilisation dans ce sens. Et nous comptons sur notre force conservée pour maintenir la pression. Nous avons gagné la 1ère manche, nous comptons bien gagner la suivante !
C’était une nouvelle journée importante pour les salariés de la Fonderie du Poitou Aluminium hier; le tribunal de commerce de Nanterre devant en effet se prononcer sur la suite à donner. Dès hier matin, un comité d’entreprise était organisé à Neuilly chez M Hélène Bourbouloux, administrateur judiciaire, en présence de M Christophe Basse, le mandataire judiciaire, avec les représentants du personnel et de la direction dont Pascal Dupont, le directeur du site d’Ingrandes.
La seule question à l’ordre du jour était de savoir s’il fallait demander au tribunal la liquidation de l’entreprise ou la poursuite du redressement judiciaire. C’est ce deuxième choix qui a prévalu au comité d’entreprise et c’est cette décision qu’a finalement prise le tribunal de commerce de Nanterre hier midi après une heure d’audience.
Deux réunions avaient déjà été fixées les 16 et 30 novembre pour faire un point de la situation. Même si Montupet reste toujours à la tête de la fonderie, sous contrôle des administrateurs judiciaires.