Le 28 octobre les travailleurs avaient repris le travail après huit semaines de grève pour le « Retrait pur et simple du plan de compétitivité et une garantie du maintien d’un plan de charge suffisant pour faire tourner l’usine ».
Aujourd’hui jeudi 24 novembre une réunion d’information à l’appel de l’intersyndicale a eu lieu au poste de gardiennage pour faire le point de la situation et des menaces qui pèsent sur la pérennité de l’entreprise. La colère était déjà bien présente contre la baisse annoncée vendredi par Renault des commandes passant de 16.000 culasses par semaine à 8.000.
C’est la grève et le blocage du site qui ont été votés en AG en début vers 13h30 après un comité d’entreprise extraordinaire durant lequel l’administrateur judiciaire, Hélène Bourbouloux, a indiqué qu’elle envisageait de demander le placement en liquidation judiciaire avec poursuite d’activité de la Fonderie lors de l’audience du 30 novembre au tribunal de Nanterre.
Les travailleurs en grève contrairement à la précédente grève ou tous avaient décidés de se retrouver tous ensemble en équipe de jour, ont décidé cette fois-ci d’occuper nuit et jour et pour une durée indéterminée.
C’est à juste titre que l’ensemble des travailleurs toutes catégories confondues refusent la mise en liquidation judiciaire qui serait la pire des procédures. Des solutions existent et s’il faut que quelqu’un paye autant que ce soit ceux qui nous ont plongés dans cette situation de crise que sont les Renault et Montupet.
A suivre
Patrice Villeret.
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