Salut
Mercredi 23 novembre, quand nous avons appris la décision de Renault de ne pas honorer ses commandes prévues jusqu’au moins la fin de l’année, c’est la colère qui est montée d’un cran. Immédiatement il a été décidé d’empêcher le départ des camions de livraison.
Ces opérations coup de poing avec la participation massive du personnel étaient un avant gout du redémarrage de la grève dès le lendemain.
Une info a fait beaucoup parler : Parmi les membres du comité d’orientation qui prodigue ses conseils au ministre de l’Industrie de M. Besson en matière de recherche et d’innovation, on trouve un certain Magnan PDG de Montupet ! Ce qui permet de penser que toute cette bourgeoisie qui se côtoie et trinque à notre santé, dans les salons dorés ministériels, partagent bien plus que le caviar et le champagne.
Jeudi 24 novembre, des assemblées générales étaient organisées. C’est à la quasi unanimité que les travailleurs, tous collèges confondus, ont voté la reprise de la grève totale avec blocage des portails d’accès des camions. Cette action a eu pour conséquence d’empêcher tout départ ou arrivée de marchandises dans les deux sites.
Le sentiment des grévistes reste de se retrouver tous ensembles et solidaires dans la lutte: Sauver les emplois quitte à se débarrasser des chaines (et cadenas) avec lesquelles Montupet les entravent. Ces Chaines sont une fois de plus bien plus utiles quant elles sont utilisées à fermer les grilles de l’usine accompagnées de nos barricades de lingots d’alu et de divers matériaux de construction qui les constituent.
Comme cela avait été décidé en AG le vendredi 25, les salariés ont levé le blocus samedi matin, non seulement de leur usine, mais aussi de l’usine voisine de la Fonderie Fonte.
La grève est donc suspendue dans l’attente de la réunion entre l’administrateur judiciaire et Renault qui est prévue lundi 28.
Selon les résultats de l’entrevue la décision de la reprise ou non des actions de grève sera votée lors d’une prochaine assemblée générale qui se tiendra en début de semaine prochaine.
La mobilisation reste d’actualité, d’autant plus que la crainte est vive que le tribunal de commerce de Nanterre qui doit se réunir le 30 novembre décide la poursuite ou non du redressement judiciaire ou la liquidation judicaire avec ( ou sans ) poursuite d’activité !
Affaire à suivre.
Patrice Villeret
0616974080